mardi 2 juin 2015

Des oiseaux et des fleurs chez Lü Ji










Lü Ji , Aigrette, aigle et fleurs de lotus fanées (détail)








Des oiseaux et des fleurs chez Lü Ji




Mer revenue à la terre dans un seul souffle
Oiseaux comme poissons filant dans les profondeurs
Le peintre au geste suspendu laisse jaillir les rafales
Le temps s’immobilise laissant passer son cortège d’arguments
Aigle ou soleil ou serpent du ciel
Vol en piqué jusqu’à disparition
Aigrette en liseré de l’invisible tonnerre
Les mots se courbent sous la pliure des herbes
Le réel ne se reconnaît plus
Dans le miroir de ses images
Comme si le visage de toute éternité
S’éteignait dans celui de l’extrême fugacité

(On nous dit que Lü Ji fut actif vers 1500
Mais qui dira ce qui passe sous le temps

De l’esprit des pinceaux à l’esprit des hommes)


                                                                                              P. V.








Lü Ji (détail 2)












Lü Ji (détail 3)












Pour la reproduction intégrale du rouleau mural de Lü Ji (dynastie des Ming), voir
Trois mille ans de peinture chinoise, éditions Philippe Picquier, 2003





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